Mon 1er semi-marathon : le Fitbit de Paris!

Si on m’avait dit il y a un an de cela que je courais 21km dans Paris en compétition officielle, j’aurai surement ris grassement! 

Mais vous savez, dans la vie, il y a plein de surprises, et on se retrouve parfois à faire des choses qu’on ne se serait jamais cru capable de faire.

Un peu comme moi avec la course. J’ai toujours fait du sport, au compteur: une dizaine d’années de natation, à peu près la même chose de tennis, une année d’équitation -avant d’être refroidie à vie de ce sport suite à une belle chute qui m’a valu de nombreux rendez-vous avec mon kiné-, de la danse (modern-jazz, indienne, africaine, latine) puis un vide de quelques années avant de me lancer dans la fameuse salle de musculation, en cours collectifs d’abord, puis aux machines comme une grande ensuite.

Et l’an dernier, mes collègues du boulot m’embarque dans un défi complètement dingue: un marathon en équipe. Au programme: une dizaine de kilomètres chacun, avec un relais à se passer, tout ça au milieu de milliers d’autres coureurs durant la ING Marathon Night au Luxembourg. J’ai commencé par rire grassement (je vous l’avais dit!), en pensant qu’ils se moquaient de moi. Sauf que…Non. Ils étaient sérieux, et moi j’ai commencé à avoir des sueurs froides quand ils ont insisté. 

Les semaines qui ont suivi, je me suis vaguement entrainée, de temps à autre, sans pression, après tout j’avais un peu moins de 11km à parcourir je me suis dis que j’y arriverai sans problème. Sauf que le jour J j’ai découvert mon parcours, assez intense avec pas mal de montée, et que j’ai souffert comme pas possible. 1ère épreuve, 1ère découverte de l’ambiance, pas de préparation suffisante, bref, j’ai mal vécu ma 1ère course, mais je suis arrivée jusqu’au bout, en comptant sur le soutien de mon père qui a couru les derniers mètres avec moi. 

Mais en fait, ne me demandez pas pourquoi, mais ça m’a super boosté. Et les mois suivants, je me suis inscrite pour des courses officielles de 6km dans un zoo, et 10km encore, le long des quais de Seine que j’ai fini sans trop de difficulté et en prenant cette fois ci du plaisir.

Et comme une grande malade, je me suis dit que maintenant, 21km je pourrais bien les faire! Alors sur un coup de tête, boostée encore une fois par mon père, je me suis inscrite en Octobre 2016 pour le semi marathon de Paris, qui avait lieu le 5 Mars 2017, soit 6 bons mois de préparation devant moi. 

Vous vous imaginez que je me suis préparée comme une folle, à raison de 3 séances par semaine avec du fractionné? Bien sur que non!

Comme toujours, je m’affole au dernier moment, et après avoir sécher l’entrainement durant tous les mois froids de l’année, j’ai débarqué fin Janvier en me disant qu’il serait peut-être temps que je m’y mette. Entre temps j’ai ma super copine Melou qui s’est inscrite à l’épreuve pour pouvoir courir avec moi, et j’ai enfin commencé un entrainement digne de ce nom grâce à elle. Notre technique? On allait courir et on partageait notre course en se défiant de faire plus de kms! Résultat: en 1mois on a grimpé de 5km à 18km, deux semaines avant le jour J.

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’étais physiquement bien préparée pour cette épreuve, mais j’étais assez sereine. Mon état d’esprit? Franchir la ligne d’arrivée, peu importe mon temps.

La veille, je n’ai pas fait la fière: la pression commençait franchement à monter. Le matin du départ, je me réveille avec la gorge gonflée, le corps qui tremble, la mine déconfite: j’ai choppé un coup de froid, super! En ouvrant les volets, je vois qu’il pleut. Motivation ultime!

Mais on ne va tout de même pas abandonner à ce moment là. Alors avec Melou, on enfile nos leggings, nos chaussures et nos tshirts « Semi de Paris » : on est prêtes! Direction le métro, bondé de coureurs motivés comme nous. On arrive sur la ligne d’arrivée, et il pleut à n’en plus finir. On commence à danser, à se filmer, à faire les idiotes et quelques minutes après, le top départ est lancé, c’est parti! 

Mon planning pour cette course, c’était de commencer en mode croisière, tranquillement sans me laisser entrainer par la foule pour ne pas me fatiguer et tenir le coup. Ensuite je prévoyais un arrêt au km10 pour un petit ravitaillement et potentiellement un deuxième court arrêt au km15 si je ne le sentais pas. 

Le départ s’est très bien passé, le soleil était de retour, on a couru ensemble les 6-7ers kms avec Melou et on s’est séparées ensuite pour pouvoir courir chacune à notre rythme. Globalement j’ai été assez surprise de voir que les 10ers kms sont passés très facilement. J’appréhendais les 10 suivants puisque je n’avais presque pas fait d’entrainement sur de longues distances. 

Pas de douleur au genou cette fois ci alors que j’en avais souvent eu, et jusqu’au km15, je m’extasiais des paysages et je me marrais avec les gens le long du chemin. Après mon arrêt express au km15 pour manger un bout de banane, j’ai eu beaucoup de mal à reprendre. Je ne voyais pas passer les 5 derniers kms, et j’en avais vraiment marre. Il pleuvait à nouveau, je commençais à avoir mal aux muscles et franchement: j’avais envie d’un apéro! 

Au franchissement de la ligne d’arrivée, j’ai poussé un gros « YES PUTAIN! ». Et là tout est retombé, les crampes, la pression, j’ai retrouvé ma copine, j’ai récuperé ma médaille, et je suis fière de pouvoir le clamer haut et fort:

JE SUIS SEMi-MARATHONIENNE! 

 

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